techniques de gravure

     Graver ne date pas d'hier.  On a trouvé, remontant à la préhistoire, de nombreux os et pierres, gravés de signes, qui prouvent que l'homme avait l'idée de s'exprimer et d'en garder la trace, à l'aide d'un outil pointu incisant une matière dure.

    L'idée d'estamper, c'est à dire de presser un support vierge sur une image fraîchement enduite pour en garder l’empreinte, est sans doute tout aussi ancienne. Ce geste est d'abord exécuté simplement avec les  mains, mais la gravure telle qu'on la connaît s'est surtout développée grâce à l'invention de l'imprimerie et de ses presses. Il s'agissait alors de produire des tirages multiples d'une image donnée, ou d'un tableau, avec obligation de ressemblance, ce pourquoi il fallait graver « à l'envers » sur du bois ou du métal pour avoir un tirage « à l'endroit ». De nombreux artisans œuvraient dans les ateliers d'impression, soucieux d'un résultat le plus proche possible de l'original.

       Ce sont de grands artistes comme Goya, Rembrandt, Canaletto, Dürer et bien d'autres qui ont donné à la gravure son statut d'art à part entière  en explorant ses infinies possibilités.

 

 

Le Burin

La plus ancienne technique de gravure sur métal dans laquelle les traits sont entaillés par le burin, petite barre d’acier de section carrée ou losange, scellée dans un manche tenu dans la paume de la main et qui, poussé en avant en soulevant un copeau de métal, creuse un sillon dans la plaque ; le déchet de métal est ôté par le grattoir. La valeur des traits à l’impression dépendra de la profondeur de la taille. Les effets de surface sont obtenus en rapprochant les lignes parallèles ou les hachures croisées.